
Les Jardins de Marqueyssac se déploient sur un éperon rocheux orienté est-ouest,
en forme de proue avancée sur la vallée de la
Dordogne.
 La végétation spontanée est remarquable car elle est adaptée au sol calcaire pauvre en eau et à une exposition particulière.
Le versant sud du parc est peuplé de chênes verts, de chênes pubescents, d'érables de Montpellier, d'arbousiers. Ces essences, typiques de la région méditerranéenne, montrent de très nettes adaptations à la sécheresse. Le chêne vert au feuillage sombre et persistant serait à l'origine de l'appellation "Périgord Noir" de la région du Sarladais.
Au contraire, sur le versant nord, plus humide, pousse une végétation de type atlantique, représentée par des charmes, des érables champêtres et des chênes.
En 1861, Julien de Cerval hérite des lieux.
Passionné de jardins, il se consacre pendant les trente dernières années de sa vie à l'embellissement de Marqueyssac. Il fait planter des dizaines de milliers de buis qui font de Marqueyssac une véritable "folie" en termes de jardin.
Le jardin du bastion aux motifs ondoyants et aux allées centrales circulaires est typique des aménagements réalisés en France sous Napoléon III.
Un jardin à mi-chemin entre l'Italie et le Périgord
avec ses terrasses plantées de cyprès méditerranéens
Sur l'ensemble du domaine de Marqueyssac, la nature sauvage et romantique est sertie dans un réseau de buis.
Passionné d'agronomie, Julien de Cerval est à l'origine de l'introduction des essences ornementales rencontrées dans le parc : tilleul, arbre de Judée, cytise, platane et orme. Féru de culture italienne, il plante à Marqueyssac des cyprès et des pins parasols. Enfin, Julien de Cerval introduit le cyclamen de Naples qui forme aujourd'hui de fabuleux tapis colorés d'août à octobre.
En 1996, lors des travaux de restauration du parc, une allée empierrée très ancienne a été découverte sous la végétation. Ses abords ont été plantés de santoline grise et de romarins, parfaitement adaptés aux conditions locales.
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